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Marie-José NAT
2005 - L'oncle de Russie
Réalisation Francis Girod

 

 

2005 - L'oncle de Russie - Réalisation Francis Girod

Avec Marie-José Nat (Geneviève), Claude Brasseur (Gaston), Benoît Allemane (Antoine), Mathieu Bisson (François), Macha Petina (Marina), Jean-Paul Zennacker (le maire), Marc Dudicourt (Fernand Jaunart)

Tournage du 10-10 au 08-11-2005 en France (à Sardent dans la Creuse) et en Russie - Scénario Philippe Madral - Scénario, adaptation et dialogues Francis Girod et Philippe Madral - Directeur de la PhotographieThierry Jault, assisté de Rachid Neffati - Son Michel Bensaïd - Décor Denis Champenois - Chef monteuse Isabelle Dedieu - Musique originale Laurent Petitgirard - Régie Jean-Claude Montier Assistant réalisateurJean-Michel Burnichon - Production Flach Film / Sylvette Frydman et Jean-François Lepetit - Coproduction France 3 - Directeur de production Eric Dangremont - 1h30

Le sujet :

Le retour, en 1989, de Gaston Boissac (70 ans), un soldat français qu'on croyait mort en 1945, va créer un petit cataclysme dans ce qui reste des membres de sa famille et chez les habitants de son petit village.

Porté disparu et inscrit sur le Monument aux Morts, Gaston avait en réalité été libéré d'un stalag Allemand par les Russes en 1945 et emmené en Russie, où il avait été bloqué par la guerre froide. Aucune des lettres d'appel au secours qu'il avait envoyées à sa famille et au Maire de son village n'étaient apparemment jamais arrivées.

Lorsqu'il revient en France en compagnie d'une équipe de télévision qui l'a découvert en Russie et qui fait un reportage sur lui, Gaston ne retrouve ni sa mère ni son père, morts depuis plusieurs années, mais un frère, sa progéniture, et quelques personnes de "son époque" (notamment son amour de jeunesse, Geneviève). On le fête comme un héros, on lui attribue une Médaille et une pension d'ancien combattant.

Tout irait donc pour le mieux, si un doute horrible ne finissait par l'envahir. Gaston interroge l'ancien facteur Jaunart avec lequel il était en rivalité à propos de Geneviève. Les vieux et mauvais souvenirs remontent à la surface. Jaunart lui assène une vérité très dure : oui les lettres sans réponse qu'il écrivait à sa famille et au Maire de son village leur sont en réalité bien parvenues, mais ils n'y ont jamais répondu, sa famille pour toucher la pension d'un "mort pour la France", le Maire pour couvrir une malversation. Le choc, pour lui, est terrible. Il repart en Russie sans explication.

Mais là-bas, bien que entouré par ses amis Russes il se languit de la France.

Gaston revient donc dans son village, décidé cette fois à se venger de ceux qui l'ont trahi : de sa famille d'abord, mais aussi du Maire, et même du village tout entier qui s'est tu. Il leur mène à tous la vie dure, et leur laisse entendre à demi-mot qu'il pourrait leur intenter un procès pour captation d'héritage et complicité de malversation, et finalement les déshonorer tous par voie de presse et… de télévision..

Finalement il apprendra que l'étonnante conspiration du silence de son village provenait de ce qu'il n'était pas le fils légitime de son père, mais le fils adultérin d'un prisonnier allemand qui travaillait à la ferme familiale en 1918.

Une fois cette étonnante information révélée, il comprendra que sa mère qu'il avait cru un temps complice du silence, n'en n'avait en réalité jamais rien su.

Geneviève et Gaston pourront enfin partir vers une nouvelle vie. Il était temps !

Remarque :

Le choix de Sardent comme lieu de tournage pour cet Oncle de Russie n'est pas tout à fait un hasard. Si ce petit village n'évoque rien de particulier, c'est le fief du cinéaste Claude Chabrol, qui y a tourné Le beau Serge en 1959. Il y possède toujours une maison, qu'il a prêtée, pour les besoins de ce téléfilm, à son confrère et ami Francis Girod. En 2003, ce dernier s'était déjà installé à Sardent pour réaliser un documentaire… consacré à Claude Chabrol et à l'histoire de son premier film.


Photos promotionnelles Flach Film (D.Boutard)

 

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